Par Le Taulier :: samedi 12 septembre 2009 - 17:18 :: 16. In Memoriam
Photographie de Willy Ronis (14 août 1910-12 septembre 2009)
À défaut d'avoir fait le tour du quartier, cette photographie aura fait le tour du monde. Son auteur, Willy Ronis - qu'on se le dise : cet enfant immortalisé n'est pas dû à Doisneau ! - vient de mourir à l'âge de 99 ans. Ici et maintenant, paix à la bonté d'âme d'un artiste dont, il suffit de bien regarder ses clichés pour s'en convaincre, le réalisme poétique n'aura rien eu à envier à son humanisme - pardon pour les lieux communs, mais justement ne fut-il pas le photographe des lieux communs plus communs du tout ?
Ronis fut également célèbre et demeure célébré pour ses nus, desquels Philippe Sollers écrit ceci : " Le nu, bien sûr, redoutable épreuve. Qu’attendait Ronis dans ces révélations ? C’est son atelier secret de méditation, de poésie, de peinture, de sculpture. Il a travaillé clandestinement pendant des années et des années sur le motif qui, si on sait l’entendre sans le déformer, concentre et résume tous les autres, les nus, de femmes. Et voilà le résultat : c’est très beau. " (1)
Le Nu Provençal(1949)
Christophe Borhen
(1) in Nues de Willy Ronis & Philippe Sollers (Editions Terre Bleue, 2008)
Commentaires
Le samedi 12 septembre 2009 - 18:38, par C. Watson -
Rien de plus difficile que de capter la nudité, sans tomber dans le vulgaire. De donner à une photo posée cette allure d'instantané et de vérité. Le modèle et la technique n'y sont pas toujours pour grand chose. C'est l'amour du photographe qui fait la beauté des ses photos... et pour quoi ou qui elles ont été prises.
Le samedi 12 septembre 2009 - 18:49, par catherine L -
les amoureux sont tristes aussi sur mon blog...
Le samedi 12 septembre 2009 - 19:30, par charivarii -
hommage empreint de tendresse; tout comme ses photos
Le samedi 12 septembre 2009 - 21:56, par Coumarine -
J'utilise bien souvent les photos de Ronis comme base de consignes d'écriture (pour mes ateliers...)
Et elles provoquent des mots vraiment pas banals.
(c'est en venant chez vous maintenant, que j'apprends le décès de ce grand artiste...;-((
Le samedi 12 septembre 2009 - 22:37, par mon chien aussi -
Eh oui... un des rares photographes qui ne confondait pas la réalité avec du sordide. C'était un amusé par la vie.
C'est magnifique de vivre si longtemps (99 ans !) et de garder jusqu'au bout (écouté un de ses derniers entretiens) une vitalité et une vivacité aussi puissantes. La photo provencale fait partie de mes "clichés" favoris. C'est un regard et une époque qui s'éclipsent, un regard amoureux d'une époque où la beauté était nue et sans afféteries.
Très grand artiste. Ici, c'est sa femme dont il était immensément épris. Son amour visible et son talent font de son regard une intelligente beauté.
Le dimanche 13 septembre 2009 - 00:58, par Sophie K. -
J'aime beaucoup cette photo, la pose de cette femme qui, debout sur ce tapis rond comme une statue sur son socle, ressemble presque à un nu antique...
Un noir et blanc d'une grande douceur, aussi.
Le dimanche 13 septembre 2009 - 04:43, par ramses -
Infatigable photographe, toujours prêt à shooter, l'appareil en bandouillère, dans les rues de Paris. Merci d'évoquer cet hommage de Sollers. 99 ans, quelque part, ça me glace...
Le dimanche 13 septembre 2009 - 08:05, par Vinosse -
Je constate que les baguettes ont bien raccourci depuis...
Plus a z'étaient longues, plus a z'étaient bonnes ...
Combien de saucisses pour un chien chaud ????
Combien de beurre pour la trempette ???
Etc...
Le dimanche 13 septembre 2009 - 08:17, par L............uC -
Il la porte, maintenant, l'auréole du miroir.
(Un ange passe).
Le dimanche 13 septembre 2009 - 09:03, par johal -
Effectivement, la baguette était immense ou le garçon minuscule.
Ô tempora...
Très bel hommage pour cet artiste. En effet, ce n'est pas "in" dans la tendance actuelle à beaucoup de niveaux, que d'être attaché aux choses simples de la vie, comme cet enfant qui court avec sa baguette sous le bras. Pas assez sophistiqué, et "l'humanisme" est devenu un mot étrange voire étranger.
Le dimanche 13 septembre 2009 - 13:15, par christine -
vous et vos hommages, vous me faites bien rigoler
moi aussi je suis attentive Johal, et rien ne m'échappe
allez, je m'en vais d'ici une bonne fois pour toutes.
Je vous trouve odieux Christophe Borhen et nul besoin de jouer sur vos mots
Le dimanche 13 septembre 2009 - 14:02, par Sophie K. -
Et bien adieu donc.
C'est bizarre, cette manie de marquer son désaccord en s'enrobant dans une cape après avoir lâché des mots désagréables. Encore un gros ego, j'imagine. Je ne vois pas en quoi saluer le travail d'un artiste défunt pourrait être choquant, mais bon. Faites juste attention à la marche, les capes sont traîtresse, surtout quand on a le nez (pincé) en l'air.
Le dimanche 13 septembre 2009 - 14:03, par Sophie K. -
TraîtresseS. Mouarf.
Le dimanche 13 septembre 2009 - 14:25, par Philo sophie -
Moi, je suis d'accord avec Christine.
Sophie K, vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez. Et ça sent tellement mauvais ici...
Pauvre chou Borhaine... pour une fois qu'il tentait de dire une gentillesse. C'est pas d'bol ça !
Le dimanche 13 septembre 2009 - 14:40, par Saravati -
@Sophie
Je crois qu'il s'agit de règlements de compte sous cape et avec épée tranchante et qui n'ont pas nécessairement de rapport avec les propos tenus plus haut.
Rendre hommage au travail d'un artiste quelle que soit son origine et son histoire est au contraire une preuve d'honnêteté intellectuelle.
Le reste n'est que fioritures mais d'aucuns s'intéressent plus aux fioritures qu'au reste? Dans l'arène, on trouve toujours quelqu'un à combattre si on veut déployer son agressivité !
Je suis peut-être stupide, mais en tout cas, moi, je l'assume !
Soeur Sophie, ne vois-tu toujours rien venir ?
Le dimanche 13 septembre 2009 - 15:11, par mon chien aussi -
Je crois que la "christine" a un lien avec une affaire qui s'est passée hier... Du dépit qui se soigne comme il peut. Et beaucoup d'arrogance, ça c'est sûr.
Le dimanche 13 septembre 2009 - 15:52, par Chr. Borhen -
@ Philo Sophie : effectivement, hier ça sentait très mauvais ici... Mais bon, les fenêtres sont ouvertes.
Le dimanche 13 septembre 2009 - 16:26, par maude -
Enchantée il y a quelques années par une rétrospective qui lui fut consacré à Paris. Un regard empreint d'une grande humanité, sans démagogie, au plus près de la vie, dans sa merveilleuse banalité.
Le dimanche 13 septembre 2009 - 17:15, par Sophie K. -
"Philo Sophie", je ne vois probablement pas plus loin que mon nez, je n'ai pas suivi l'affaire d'hier, mais j'ai tout de même lu une ou deux réflexions bien pénibles de certains prôneurs de purifications ethniques de toutes sortes. le fait de les avoir effacés des comm's ne peut, effectivement, que rendre l'air plus respirable.
Il n'empêche. Soit je lis un blog avec plaisir, et j'y participe éventuellement, soit il ne m'intéresse pas, et je m'en vais sans le faire savoir avec des airs de comtesse outragée.
Mais je suis un être assez basique, je suppose.
@ Saravati : site toujours en panne totale, hélas... ;-)
Il y a des commentaires qui rappellent des enterrements en Irlande, voici une trentaine d'années.
L'une ou l'autre famille choisissait un moment de deuil pour venir flinguer celui qui proposait un hommage public au défunt.
Ca ne sentait pas bon, oh non. Ca empuantait même, ces haines barbares.
Le dimanche 13 septembre 2009 - 20:34, par Marcelle poème -
Bonsoir,
Merci pour votre passage et le commentaire :-)
j'aime la beauté des choses simples et cet enfant joyeux c'est le bonheur qui s'invite sur l'écran blanc d' une soirée grisaille...
Amicalement
Marcelle
Le dimanche 13 septembre 2009 - 20:57, par Philo sophie -
JEA : N'importe quoi ! pfuuuu
Le dimanche 13 septembre 2009 - 21:40, par Cactus -
j'y reviens demain , le jour de mon inauguration ; triste triste ! ( cet été encore en juillet il allait , il allait , en Arles )
bien à vous !