"Il y a 20 ans, le 9 novembre 1989, des milliers d’Allemands de l’Est et de l’Ouest s’attaquaient au mur de béton qui les séparait depuis près de 30 ans, devant les regards incrédules du monde entier. Symbole de la réunification de tout un peuple, et de l’Europe, ce grand moment historique a bouleversé l’équilibre politique de la planète et bon nombre de destins.
L’explosion de joie et d’émotion qui a accompagné cet événement a gagné l’Europe entière et l’ensemble de ses citoyens. Aujourd’hui, le monde s’apprête à célébrer les 20 ans de la destruction de cette terrible prison de barbelés, et la découverte de la liberté pour des millions de citoyens.
A l’instar de nombreux pays qui célèbreront cet anniversaire, Nancy l’Européenne souhaite revivre ce moment fort en organisant une grande manifestation avec ses citoyens. Le 8 novembre, un mur sera reconstitué sur la Place Stanislas et, à partir de 17h30, à la tombée de la nuit, en présence d’André ROSSINOT, Maire de Nancy, Président de la Communauté urbaine du Grand Nancy, et de l’ensemble du Conseil municipal, des étudiants du Campus franco-allemand de Sciences Po Paris à Nancy le détruiront, dans les mêmes conditions que la soirée du 9 novembre 1989. Faisant écho au concert improvisé du célèbre violoncelliste Mstislav ROSTROPOVITCH, ils entameront ensuite au violoncelle un morceau de Jean-Sébastien BACH. La célébration prendra fin autour de l’interprétation de l’hymne européen, pour symboliser l’unification du continent européen".
Entre nous, j'avoue que ce concert qui va donc être donné par des étudiants en Sciences Pot (de musique) de chambre m'électrise et m'enchante follement, de même que cette destruction programmée du faux mur dans " les mêmes conditions " (sic) que le vrai...
Tenez, si j'étais le premier édile de la capitale des ducs de Lorraine, pour l'occasion, je ne manquerais pas de convoquer la sémillante Mireille Mathieu (très populaire outre-Rhin, dit-on), genre bergamote sur le gâteau, pour qu'elle leur casse les oreilles, et les pieds, et les couilles, avec ses Mille colombes, ce à quoi elle s'employa, du reste, Place de la Concorde - au passage, elle aussi réquisitionnée pour un grand carnaval après-demain soir -, il y a deux ans et demi de cela, au soir de l'accession au trône de l'autre clown. Bref, la dysneylandisation des esprits a encore de beaux jours devant elle...
Bon, avant de filer pour continuer de pisser dans des violons, voici, pour mémoire, ce que j'écrivais ici même le 16 septembre dernier :